Le Cher

Le Cher

   Ma descente du Cher signe mon retour en forme après une mauvaise passe marquée par les blessures à répétitions qui m’ont empêché de réaliser divers projets notamment des descentes en kayak depuis presque un an. Je cherchais donc une rivière un peu moins longue que la Garonne, à faire calmement, sans forcer pour retrouver des sensations. Le cher se jetant dans la Loire à l’Ouest de Tours et ayant une partie de ma famille habitant le coin il était logistiquement plus simple aussi de m’organiser pour l’arrivée.

Lundi 22 mai 2017 : Jour de départ, direction le Puy-de-Dôme, le Cher prend sa source à Mérinchal mais ne connaissant pas le massif centrale nous décidons de faire un petit détour touristique avant de commencer la descente. Nous arrivons dans la soirée et nous passons la nuit au pied du Puy-de-Dôme.

Info pratique : Il est possible de dormir en voiture ou en camping-car sur le parking juste à coté de l’auberge des muletiers, des toilettes et des lavabos sont à votre disposition. C’est ici aussi que commence la marche pour le sommet du Puy-de Dôme par le chemin des Muletiers, pas de difficultés particulières, comptez 45 minutes de marche.

mardi 23 mai 2017 :

Une journée assez sportive avec plusieurs randonnées dans les différents puy des alentours sous un ciel radieux idéal pour avoir le sourire et contempler les magnifiques panorama que nous offre l’altitude. Nous passerons la soirée sur Clermont-Ferrand.

Mercredi 24 mai 2017 :

Première étape : Montluçon – Le Vernet : 35 Km

Direction Mérinchal ou le Cher prend sa source. Arrivée à Mérinchal vous n’aurez pas de difficultés à trouver la source plusieurs panneaux vous y conduisent sans problèmes. Vous trouverez sur les lieux effectivement le bébé Cher, c’est toujours impressionnant de comparer la source avec son embouchure. Après une petite pause et quelques photos, les choses sérieuses vont commencer, nous longeons donc le Cher effectuant plusieurs arrêts pour juger un peu du niveau de la rivière pour enfin me mettre à l’eau. J’avais noté quelques points repère avant de partir, mais pas évident de planifier avec certitudes une descente avec le peu d’informations que l’on trouve sur internet. Au fil des arrêts nous arrivons à Montluçon. La partie avant Montluçon est le Haut-Cher, un tronçon assez sauvage avec de beau paysages d’après les quelques photos et vidéos que j’ai trouvé sur le net. Malheureusement le niveau du Cher étant trop bas, je décide finalement d ‘aller directement à la sortie de Montluçon pour commencer la descente. Le premier pont rencontré sera le bon pour embarquer. Quelques minutes suffiront pour descendre le kayak de la voiture, ne rien oublier et faire mes adieux avant de me retrouver seul un peu avant midi pour me mettre à l’eau. De retour sur l’eau après de multiples blessures, le mot d’ordre est tranquillité, ça tombe bien le courant et quasi nul, le niveau d’eau très bas la descente s’annonce assez lente. Le soleil est présent et la météo s’annonce clémente pour plusieurs jours. Comme à chaque fois, pas d’étapes à franchir en fin de journée pas de record à établir, quand j’en ai marre je m’arrête le tout est de prendre du plaisir et de bronzer un peu. Pour cette étape j’ai dû débarquer uniquement deux fois face à des barrages naturels qui se franchissent facilement par la droite en tirant son embarcation. Avec le faible niveau d’eau j’ai du sortir aussi deux ou trois de mon kayak sur quelques mètres uniquement; 35 kilomètres qui passeront tranquillement sous un soleil de plomb sur un Cher encore très sauvage qui ne coupe que très peu d’habitations . Je passerai(s) la nuit sur un îlot dans mon campement de fortune en arrivant un peu avant Urçay.

Jeudi 25 mai 2017 :

Deuxième étape : Le vernet – Châteauneuf-sur-Cher 55 Km

Réveil matinal sur le coup de six heure comme pour les jours qui suivront. Je prend une barre aux céréales quelques gorgées d’eau, je lève mon campement et je reprend la route sur un Cher encore brumeux mais avec un ciel qui annonce une belle journée. Une matinée tranquille sur le Cher, la descente est toujours aussi lente d(u) au faible courant je compense avec plus de coup de pagaie, pour la matinée je devrais sortir deux fois du kayak une fois car le fond de mon embarcation frotte le fond et une autre pour franchir un pont à l’aide de ma corde. Je prend une petite pause pour grignoter un peu après midi et je repars sur le même rythme. En fin d’après midi deux obstacles viennent pimenter ma journée le premier c’est l’arrivée face au barrage de Bigny. Je prendrai sur la gauche une sorte de canal qui n’emmène après trois kilomètres à l’usine Smurfit, je débarque donc juste avant avec tout de même un peu de difficultés par la droite pour rembarquer deux cents mètres plus loin sur le Cher. Nous sommes en début de soirée et je décide de franchir Châteauneuf-sur-Cher avant de trouver un coin pour dormir. Je pagaie sur cinq kilomètres avant de justement tomber sur le barrage du même nom, je prend donc le canal par la droite et après cinq nouveaukilomètres j’arrive presque en plein centre ville. La suite du canal étant bouchée je prendrai sur la Gauche en passant par le complexe des eaux-vives, ayant au préalable rangée toutes mes affaires dans le kayak au vu de la différence de courant flagrante avec le Cher jusqu’à présent. Je continuerai sur quelques kilomètres le temps de retrouver un Cher totalement calme pour trouver un coin pour passer la nuit.

Vendredi 26 mai 2017 :

Troisième étape : Châteauneuf-sur-Cher – Vierzon 60 Km

Aussi ponctuel qu’un ragondin, je suis debout à six heures réveillé par les lumières et les sonorités naturelles, j’accomplie ma routine matinale et je me jette à l’eau. Rapidement je dois sortir du kayak après quelques kilomètres seulement peu après Lapan je me retrouve face à un barrage que je franchis sans trop de difficultés par la droite. Une fois passé je peu enfin continuer mon réveil fluvial. Le passage de Saint-Florent-sur-Cher se fait par une passe à kayak côté droit du Cher. La descente continuera tranquillement avec de temps en temps des passages avec très peu de niveau d’eau, mais sans difficultés particulières. Je passerai ensuite Vierzon et passerai la nuit en hamac.

Je ne croise personne sur l’eau en trois jours, hormis, quelques  pêcheurs, de temps en temps, le long du Cher.

Je navigue toute la journée en totale liberté.

Samedi 27 mai 2017 :

Quatrième étape : Vierzon – Selles-sur-Cher : 55 Km

Comme à mon habitude depuis trois jours je me lève asse tôt et après le mini déjeuner et la micro toilette, je plie mon hamac je fourre tout dans le kayak et je me relance. Pour le moment la météo est fiable: une belle journée s’annonce. Une dizaine de kilomètres plus loin je marque une pause à côté du camping municipal les saules de Chârtres-sur-Cher, je remplie enfin mes bouteilles avec de l’eau du robinet. Jusqu’à présent je buvais l’eau du Cher en testant pour la première fois ( hydroclonazone ) : Des petites pastilles désinfectantes pour l’eau, je ne suis pas tombé malade mais je doute de leur réelle efficacité sur les déchets toxiques. De toute façon étant sur un kayak j’avais une certitude: c’est que je n’allais pas mourir de soir. Des toilettes et des robinets sont donc libre d’accès au niveau du pont sur la droite juste après le camping. Le plein étant fait je continue pour m’arrêter un kilomètre plus loin tombant sur un petit barrage que je franchis facilement par la gauche. Encore un quelques kilomètres plus loin, ayant prévu le minimum d’aliment pour ma descente et préférant anticiper la famine qui risque de me frapper le dimanche je décide de faire un arrêt à Mennetou-sur-Cher pour trouver une épicerie l’appétit ou le hasard faisant bien les choses je trouve non seulement mon bonheur dans un petit commerce mais je découvre surtout un magnifique petit village animé, malheureusement je ne peu trop m’attarder le Cher m’appelle mais j’en suis sûr je reviendrais mon hippocampe me le rappelera. Et me revoila sur l’eau avec le sourire, je crierais pas famine demain. Le reste de la journée se déroulera dans le plus grand des calme sans embûches et sans obstacles de quoi me laisser le temps pour uniformiser mon bronzage. Je passerai la nuit en hamac âpres Selles-sur-Cher.

Dimanche 28 mai 2017 :

Cinquième étape : Selles-sur-Cher – Larçay 60 Km

Le rythme est pris, le réveil devient facile, avant dernière journée de descente. C’est parti: après une quinzaine de kilomètres j’arrive à Saint-Aignan-sur-Cher, je débarque au niveau du pont j’en profite pour remplir mes bouteilles d’eau, des toilettes et des robinets sont disponibles à proximités. Une fois le barrage de Saint-Aignan-sur-Cher franchi, une douzaine d’écluse se succèdent: certaines avec des interdictions de passage, certaines avec des passes à kayak mais le niveau du Cher étant si bas, elle sont asséchées. Je débarque quand c’est le cas, quand il n’y à pas de panneaux je passe suivant mon interprétations, je n’hésite pas à aller jeter un œil quand j’ai un doute, même avec un niveau d’eau très bas un accident est vite arrivé d’autant plus quand on est seul. Même sans parler d’événement dramatique il serait bête de perdre du matériel juste pour erreur de jugement. J’ai déjà perdu une caméra et du matériel dans l’eau, je n’ai pas perdu la vie mais j’ai perdu le sourire pendant plusieurs heures, je ne souhaite pas réitérer. Entre ces différents barrages je passe sous le château de Chenonceaux, forcément un des grand moments de ma descente, seul moment, d’ailleurs, où j’ai croisé d’autres embarcations, sinon, du début à la fin, j’étais seul sur l’eau.

Aprés une longue journée sur l’eau, je passerai ma dernière nuit à l’approche de Larçay.

Lundi 29 mai 2017 :

Sixième étape : Larçay – La Loire : 35 Km

Dernier jour sur le Cher, je me lève un peu plus tôt, je sais qu’il ne me reste qu’une trentaine de kilomètres, la Loire approche la descente s’annonce tranquille. J’avais tort, aprés cinqs jours de grand soleil, la météo commence à tourner, aprés quelques barrages que je passe sans débarquer je me rapproche de Tours et de ses barrages, qui avec l’addition du vent de face rendent l’avancée pénible. Je passe le barrage en passant l’île Balzac par la gauche, je débarque et je reprend le Cher quelques mètres plus loin. Même aprés le barrage, même à l’approche de la Loire le courant est faible, je progresse péniblement. Le soleil se couvre, mais j’avance dans l’espoir de vite arriver et de surtout éviter la pluie qui gâcherait mon arrivée. Une dizaine de kilomètres plus loin, se présente un moulin et son barrage, je passe par la passe à kayak sur la droite s’ensuit le déversoir de Savonnières que je passe aussi par la droite par sa passe à kayak. Plus de barrages en vue mais toujours aussi peu de courant; je rejoins la Loire en début de journée au Bec du Cher aprés Villandry.

Bilan : C’était une descente pour retrouver des sensations en kayak pour continuer des Rand’eau, après une longue année de blessures. Aucune douleur après 300 Kms le bilan est satisfaisant et les blessures sont loin derrière. Les projets devraient vite arriver.

Pour ce qui est du Cher, je suis satisfait aussi, je connaissait de vue le Cher ayant habité Tours, mais je n’y avais jamais navigué. Les seuls points qui m’ont  réellement surpris, c’est son faible niveau, le fond étant visible quasiment du début à la fin et son faible débit. Mais ce qui n’enlève en rien à la beauté de la descente du début à la fin ayant personnellement une petite préférence pour le début de ma descente ou le côte sauvage et plus présent. Le passage à Chenonceaux reste, aussi, un moment fort, des organismes louent des embarcations à la journée pour pouvoir faire une petite ballade sous le château.

Pas de difficultés particulières tout au long de la descente, rare sont les réels danger sur l’eau en général avec un peu d’attentions, de bon sens et un minimum de sécurité, les accidents n’arrivent pas.

Pour les personnes ne souhaitant pas dormir dehors, de nombreux campings sont ouverts tout le long du Cher,  avec des facilités pour débarquer et embarquer.

Que du positif dans l’ensemble pour cette descente. A refaire.

Mon équipement :

J’essaye de voyager léger et j’essaye aussi de me rationner quand je pars plusieurs jours limitant ainsi le poids à transporter et les déchets.

-Kayak

-Pagaie

-Gilet

-Sac Waterproof

-Hamac

-Matelas gonflable

-Bâche

-Corde (Très Utile)

-Lampe frontale

-Couteau (Toujours sur moi)

-Duvet

-Poncho plastique

-Veste

-Paire de grosse chaussette

-Leging

-Polaire

-Tshirt fluo

-Short de bain

-Paire de basket

-Brosse à dents Savon Dentifrice

Alimentaires :

-4 Litres d’eau

-1 boîte d’hydroclonazone ( si nécessaire )

Dans trois petits sacs pour limiter les déchets :

1 : Fruits secs et barres céréalières

2 : Un ou deux repas frais à manger en premier

3 : Fruits, légumes et viandes séchées.

 

Pour marque-pages : Permaliens.

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