Deux jours sur la Leyre

 Je suis parti le mercredi 30 septembre 2015, à 10 heures, pour arriver le lendemain 1er octobre à 18 heures. Je n’avais pas d’objectif précis; on me déposait le mercredi dans les Landes.et je passais un coup de fil le lendemain quand je souhaitais arrêter. J’avais quand même noté sur un papier le nom des ponts et les kilomètres qui les séparaient pour me repérer un peu. Je pars, donc, de Commensacq, le premier jour, vers 10 heures: soleil radieux, ciel découvert et une météo qui annonce la même chose pour le lendemain. Je suis un peu ralenti sur les 5 premiers kilomètres par quelques bancs de sable qui freinent l’arrière du kayak; après seulement une heure de coups de pagaie, j’en casse l’une des extrémités en tentant de me débloquer d’un des bancs. Un peu dégoûté, je décide de finir la journée en prenant la technique d’une rame-pagaie. Ça aurait pu être pire: vu le nombre de chênes qui éjectaient leurs locataires, j’aurais pu recevoir une pluie de glands sur la tête, ou casser l’autre côté de ma pagaie! Cet incident mis à part, je termine ma descente du jour jusqu’au pont de Moustey, après 8 heures dans l’eau sans croiser personne, hormis 2 ou 3 promeneurs qui cueillent des champignons sur la berge. J’attache mon kayak avec un cadenas dans un bois proche du pont pour éviter de le transporter et je rejoins la chambre que j’ai réservée pour la nuit. 20151001_182538-01 [1280x768] Le lendemain jeudi, réveil à Moustey : le jour est déjà levé ; je retrouve mon kayak et repars à 8 heures pour terminer ma descente. Je suis prêt à quitter les Landes. Peu à peu, la température remonte et une journée aussi ensoleillée que celle de la veille s’annonce. Je navigue tranquillement dans le calme le plus total. La petite fiche, comprenant la liste des ponts que j’ avais préparée pour me repérer, est restée à l’hôtel ! Peu importe il fait beau, je ne suis pas fatigué, je continue : d’ailleurs, certains ponts indiquent les kilomètres qui les séparent du prochain. Les heures passent, les kilomètres défilent, je sens que je me rapproche de l’eau salée. Après 10 heures sur la Leyre et un peu moins de 100 kilomètres, j’arrive au pont neuf du Teich qui annonce la limite entre la Leyre et le Bassin d’Arcachon. Après une nouvelle superbe journée dans le plus grand des calmes et sans avoir croisé personne sur l’eau en deux jours, je rejoins l’eau salée ! De l’eau douce à l’eau salée. 

 

 

 

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